Victimes Agir Ensemble
Pour rappel :
Histoire vraie ayant eu lieu en 2013 par Patrick....Rencontre avec des pompiers belges
Mardi le 11 juin 2013, je me suis fait arrêter, oui arrêter par les pompiers alors que je roulais vers le centre commercial Colmar/Houssen avec mon fauteuil roulant électrique.
Ces pompiers m’ont arrêté parce que j’étais d’après leurs dires un danger pour les autres automobilistes et pour moi-même. Je roulais bien sur ma droite et mon fauteuil est pourvu de feux avants et arrières, de clignotants et warning, est correctement assuré comme la loi m'y oblige puisque c 'est un véhicule automoteur. Je roulais sur la bonne voie, au bon endroit. Pas ma faute si rien d'autre n'est prévu. J'ai bien le droit de circuler, c 'est d'ailleurs marqué dans la constitution.
Ils m’ont embarqué manu militari dans leur fourgon sans me demander mon avis. Comme je suis en fauteuil je suis évidement aussi débile et donc ils m'ont demandé si je savais où j’habitais, hum.... J'ai eu droit au sermonage enfantin, merci papa, merci maman. En grands professionnels ils ont oublié évidement de fixer mon fauteuil à l'interieur du fourgon. Si ma réaction peut sembler virulente, c’est que lorsque des lois imposent aux personnes handicapées des conduites qui peuvent s’avérer potentiellement dangereuses pour elles et autrui et ne tiennent compte d’aucune réalité urbanistique, on ne peut que s’opposer au rejet de responsabilité sur la personne handicapée si celle-ci est amenée à contrevenir malgré elle à des dispositions qui s’avèrent très souvent impraticables. Les dispositions ne pourront se justifier que lorsque l’accessibilité de la voie publique sera totale et exempte de défauts, ce qui n’est pas demain que cela risque d’arriver et ce malgré la loi de février 2010.
Au fond la loi prévoit que vaut mieux que je reste chez moi car j'ai déjà perdu mes deux jambes autant pas perdre les bras maintenant... Heureusement les pompiers veillent.
A défaut de pouvoir rouler sur la route, on marche sur la tête....
Patrick.